Placer les communautés au cœur des décisions qui les concernent est une exigence fondatrice de l’action d’ADESA. C’est dans cet esprit qu’un atelier de capitalisation partielle du projet PRECAN a été organisé dans la commune de N’guigmi, couvrant ses deux sites d’intervention. Conduit par l’ONG Action pour le Développement du Sahel (ADESA) avec l’appui financier du Fonds Humanitaire Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC), cet atelier a rassemblé les leaders communautaires, les bénéficiaires directs, les services techniques déconcentrés et les équipes de terrain autour d’un double objectif à savoir d’établir un bilan consolidé de l’ensemble des activités menées et de renforcer les capacités des parties prenantes en vue d’une appropriation durable et d’une pérennisation effective des acquis.
Fondée sur une démarche participative et inclusive, la capitalisation a donné lieu à des échanges d’expériences nourris entre tous les acteurs. À travers des focus groupes structurés et des entretiens approfondis, les participants ont revisité ensemble le parcours du projet notamment ses dynamiques communautaires, les changements de pratiques induits et les nouvelles compétences acquises en matière d’adaptation aux aléas climatiques. Ces espaces de dialogue ont permis de construire une mémoire collective du projet, indispensable à sa valorisation et à sa reproductibilité.
Les échanges ont également permis d’identifier les défis persistants qui limitent l’impact du projet. Abordés comme des leviers d’amélioration, ces constats ont conduit les participants à formuler plusieurs recommandations stratégiques à savoir adapter les formations pratiques aux réalités de chaque site, consolider les mécanismes collectifs d’adaptation climatique en valorisant les savoirs locaux, renforcer le suivi des impacts et améliorer la coordination entre les services techniques et les équipes de terrain.
Les données collectées font actuellement l’objet d’une synthèse et d’une analyse approfondies, afin d’éclairer les ajustements programmatiques nécessaires à la poursuite du projet. À travers cette démarche, ADESA réaffirme que les populations de N’guigmi ne sont pas de simples bénéficiaires au contraire, elles sont les premières actrices de leur résilience, et les gardiennes des acquis que le projet PRECAN contribue à ancrer durablement dans leurs territoires.
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