Mission OCHA à Rimi : Distributions d’urgence réussies et plaidoyer pressant pour une réponse sanitaire structurée
Dans le cadre du lancement des opérations humanitaires sur le site de Rimi, une mission conjointe pilotée par le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) s’est tenue mardi 15 avril. Elle a mobilisé un large éventail d’acteurs sous l’égide du Préfet de N’guigmi, du Député local, du Chef de groupement de Rimi, des autorités sanitaires du district et des ONG partenaires dont ADESA, UNHCR, PPD, CIAUD, ACF et VND/NUR. Déroulement méticuleux et bilan chiffré La mission s’est déroulée selon un calendrier précis, débutant par un briefing de coordination à 08h00 au bureau de VND NUR avec l’ensemble des partenaires. À 08h30, regroupement à la Préfecture et départ du convoi vers Rimi, suivi d’une arrivée sur site à 09h30 pour des rencontres directes avec la population, des séances de sensibilisation communautaire et les distributions de kits jusqu’à 14h30, ADESA ayant spécifiquement appuyé la sensibilisation et l’acheminement des kits de dignité aux femmes. Le retour à N’Guigmi (14h30-15h30) a précédé une réunion de débriefing et capitalisation (16h30-17h30) au siège de VND NUR, présidée par la mission OCHA. Les distributions ont affiché des résultats concrets notamment 200 kits d’urgence, incluant ustensiles de ménage, savons, nattes, couverture, bâche et habits, octroyés par UNHCR aux ménages vulnérables, 413 kits de dignité composés de pagnes, savon, coton, chaussures, miroirs, hijab et pommades distribués aux femmes par PPD et un lot de produits pharmaceutiques pour premiers soins fourni par ACF. Contraintes opérationnelles et institutionnelles Le débriefing restreint en temps a priorisé les dysfonctionnements distributionnels à savoir les listes bénéficiaires incomplètes marquées par des doublons et confusions dues à la similarité des noms, l’absence totale d’implication des structures communautaires dans l’organisation et le contrôle, le manque d’expérience des relais locaux mobilisés et la faible organisation des équipes sur site, cause de ralentissements notables. Urgences Sanitaires, WASH et Recommandations stratégiques Les constats sur site soulignent une crise aiguë singulièrement une forte prévalence de FEFA (femme enceinte et allaitantes) sans suivi nutritionnel dédié, l’inexistence de structure sanitaire fonctionnelle, forçant des évacuations vers N’guigmi aux délais critiques et l’insuffisance criante de points d’eau potable, menaçant l’hygiène nutritionnelle des populations. Les recommandations sont ciblées. Il s’agit, pour les distributions futures, de renforcer la sensibilisation amont et de valider des listes exhaustives avec identification supplémentaire (troisième nom, âge, numéro ménage). Pour Rimi, il faudrait renforcer le plaidoyer OCHA-ONG pour un poste de santé avancé ou clinique mobile, le volet WASH urgence (formation hygiène, installation points d’eau), et la formation des relais communautaires au dépistage malnutrition et à la référence des urgences. Clôture solennelle et appel vibrant ADESA a substantiellement contribué en soulignant l’exclusion communautaire lors de la distribution et en préconisant une sensibilisation renforcée. Le représentant du Chef de Groupement de Rimi a exprimé des remerciements sincères à l’ensemble des ONG pour leur appui. Le Préfet a clos la séance en réitérant ses gratitudes et en lançant un appel poignant pour la construction d’une structure sanitaire permanente à Rimi, condition sine qua non d’un accès équitable aux soins pour la population. Hadjia Louma Mamadou, Responsable Santé-Nutrition, ADESA N’Guigmi.









