Protection et Mécanismes de Redevabilité

Projets En Cours, Protection et Mécanismes de Redevabilité, Renforcement des capacités

Dileram : une journée pour les femmes, entre protection, hygiène et parole libérée

Sur le site de Dileram, l’équipe du projet PRECAN a conduit, ce mardi 28 avril 2026, une série d’activités communautaires dense et profondément humaine. Sensibilisation aux violences basées sur le genre, hygiène, groupe de parole thérapeutique et collecte de témoignages, quatre temps forts au service de la dignité, de la santé et de la résilience des femmes de la communauté. La journée s’est ouverte par une séance de sensibilisation de masse qui a rassemblé 22 participantes sur le site de Dileram. Avec pédagogie et bienveillance, l’Agent de Protection a animé la première partie sur les Violences Basées sur le Genre et a présenté les différentes formes de VBG (violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques et sociales) et explicité leurs conséquences souvent durables sur la santé des femmes et des enfants. Elle a ensuite guidé les participantes à travers les mécanismes de signalement disponibles dans la zone et les services de prise en charge accessibles, afin que chaque femme sache qu’une porte reste ouverte lorsque la violence s’invite dans son quotidien. À la suite de l’Agent de Protection, l’une des relais communautaires du projet a pris la parole pour la seconde thématique de la matinée. Son message était clair et pratique. Les bonnes pratiques d’hygiène individuelle et collective constituent un rempart essentiel contre les maladies diarrhéiques et la malnutrition, deux fléaux qui frappent particulièrement les enfants en bas âge. Elle a insisté sur des gestes du quotidien trop souvent négligés à savoir le lavage des mains aux moments clés (avant les repas, après les toilettes, après avoir touché un nourrisson), les bonnes pratiques de conservation de l’eau potable, et l’assainissement du cadre de vie au sens large. Les échanges ont été particulièrement animés, les participantes multipliant les questions sur les gestes applicables à domicile, signe d’une réelle soif d’apprendre et de changer les pratiques. À l’issue de la sensibilisation collective, l’équipe a aménagé un espace confidentiel, à l’écart du reste du groupe. Des survivantes de VBG préalablement identifiées ont été reçues en privé pour un groupe de parole thérapeutique, facilité avec soin par l’équipe du projet. Dans ce cadre protégé, ces femmes ont pu prendre la parole librement, mettre des mots sur leurs vécus, partager leur détresse dans un environnement sécurisé et sans jugement. L’objectif de ce moment d’écoute active était triple notamment briser l’isolement souvent vécu par les survivantes, apaiser une détresse psychologique qui s’exprime rarement en public, et apporter un premier soutien psychosocial en attendant un suivi plus approfondi. Ces groupes de parole constituent l’un des piliers les moins visibles mais les plus essentiels de l’approche du projet PRECAN basée sur le principe que la résilience ne se construit pas seulement autour de revenus et d’accès aux soins mais aussi, elle passe aussi par la capacité à être entendue. Pour clôturer cette matinée chargée, l’équipe a pris le temps d’échanger avec plusieurs bénéficiaires du projet PRECAN. Ces entretiens informels, conduits dans un esprit d’écoute et de redevabilité, avaient pour objectif de recueillir des témoignages sur les changements concrets vécus depuis leur participation au projet. Ces témoignages, vivants et précis, constituent une matière précieuse pour documenter l’impact réel du projet, au-delà des indicateurs chiffrés, dans les rapports. #PRECAN #ADESA #Dileram #VBG #Protection #Hygiène #SantéMaternelle #GroupeDeParole #RésilienceCommunautaire #HumanitaireNiger #Sahel #FemmesduSahel #FHRAOC  

Projets En Cours, Protection et Mécanismes de Redevabilité, Renforcement des capacités

Supervision des activités de sensibilisation sur les VBG à Dileram

L’ONG Action pour le Développement du Sahel (ADESA) a supervisé, ce 02 mars 2026, des activités de sensibilisation communautaire sur le site de Dileram, à N’Guigmi, dans la région de Diffa. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de Renforcement de la Résilience Climatique, Alimentaire et Nutritionnelle (PRECAN), financé par le Fonds Humanitaire Régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC). Ces séances ont porté sur les violences basées sur le genre, en particulier le viol et les agressions sexuelles. Elles visaient à informer les communautés sur les risques et les conséquences de ces violences, à promouvoir le respect des droits des survivantes et à encourager la protection et la prise en charge des victimes au niveau communautaire. À travers des échanges interactifs, les équipes de terrain ont rappelé l’importance de briser le silence, de dénoncer les cas et de recourir aux mécanismes de référence existants. En intégrant la prévention des VBG dans son approche, le projet PRECAN combine la protection, la résilience alimentaire et l’accompagnement social, afin de renforcer durablement la capacité des ménages déplacés et des communautés hôtes à faire face aux crises. Ces actions de proximité contribuent à créer des environnements plus sûrs et plus protecteurs pour les femmes, les filles et l’ensemble des groupes vulnérables de Dileram. #PRECAN #FHRAOC #VBG #Protection #ResilienceSahel #ADESA #Diffa

Projets Réalisés, Protection et Mécanismes de Redevabilité, Renforcement des capacités

PAMREC : ADESA renforce protection et cohésion sociale contre les violences à Diffa ​

Au-delà des aspects matériels, le PAMREC intègre une forte dimension de protection et de redevabilité communautaire. ADESA a mené des actions de sensibilisation sur l’utilisation des mécanismes de feedback communautaires pour dénoncer les exploitation et abus sexuels (EAS) et autres formes de violences faites aux enfants. Les populations ont été informées des mécanismes de plaintes et de signalement mis en place par l’ONG. Dans ce cadre, des comités de 10 membres ont été mis en place et outillés pour jouer un rôle de relais communautaire dans la prévention et le signalement des violences basées sur le genre (VBG) et des abus. Environ 1 976 ménages ont été sensibilisés sur la protection de l’enfant et la lutte contre toutes formes de violences. Ces actions contribuent à renforcer la cohésion sociale, la confiance entre communautés déplacées et hôtes, et la responsabilisation collective.  

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